Réseau des femmes

LE RESEAU DES FEMMES

Ras le bol !! de voir a travers les information des dizaine ou des  centaine de jeunes immigrés empruntant des pirogues de fortune, très souvent avec très  peu d’eau et de nourriture, traversant l’océan atlantique pour  mourir avant d’atteindre le milieu du chemin ou bordant les rivage pour garder leur repaire afin de se diriger  vers l’Europe. Comme disent certain, en  suivant les étoiles avec aucune formation pour venir en Europe, ou beaucoup parmi eux  arrivent en flottant dans l’eau étant mort ou pour ce qui ont eu la chance d’être secouru,  et les malchanceux se retrouve dans des cercueils. Ou encore  ceux  qui traverse le désert en se dirigeant vers certains pays frontalier avec l’Europe,  pour escalader des barrières extrêmement hautes et dangereuse  où  certain y laisse la vie ou tout simplement on les tire comme des animaux pour les empêcher de passer. Ou encore  ceux qui viennent du désert et qu’on refoule dans le désert sans eau ni nourriture et avec une mort certaine.

Je me suis  la question : Pendant des mois et des mois ces cris d’alarme m’ont rongé le  cœur et les trippes, m’ont  rongé  la tète, comprendre qu’il n’y avait  aucune solution. Etant ressortissante et d’origine de ce pays,  française intégrée, et africaine avec mes cultures, je me suis demandés avec nos maigre moyens ce que nous pouvions faire.  Pourquoi les gens partaient ? Pourquoi prendre le risque ? Toujours des questions.  Un jour par les informations à la télé, j’ai vu dans une pirogue de fortune, des jeunes, des femmes, des mères de famille avec leurs bébés qui avait pris le risque de tenter ou de choisir la vie ou la mort. Les larmes me traversaient  et tombaient  sur ma poitrine avec une telle chaleur, que  j ai pris la décision de retourner en Afrique pour comprendre pourquoi les jeune et maintenant  les  femmes  et les enfants prennent ce risque de la vie ou la mort !!! Que ce passe t il ? Et ce phénomène ne s’arrête plus aux  villes côtières mais commence à venir des villes de toute  l Afrique.

J’en ai parlé avec des amis et beaucoup se joint à moi pour partager ce projet. Mais comme  disent les valeurs de notre association : on ne part pas avec un projet,  on voit la demande sur place et avec les bénéficiaire on  relève  le défis.

On a été sur le terrain, on a sillonné les villes ou les départ à l’immigration ont eu lieu, dans les iles du Saloum  qui est une enclave de l’océan atlantique qui forme un bras de mer et qui forme des centaines d iles du Saloum. On a écouté, questionner, entendu, poser des questions partout où nous sommes allé et on a constaté que des familles avait été anéantis tous simplement. Dans une famille six jeunes qui partaient à l’immigration clandestine s ont décédé,  on a eu le témoignage d’un jeune rescapé  qui nous expliquait qu’après avoir épuisé la nourriture et le peu d’eau qui pouvait être embarqué,  comment les personne se comportait face a cette situation : l’atrocités, l’inimaginable et par l’irrespect  ( je vous épargne les détails sordides). Un autre témoignage d’une personne qui a été jusque dans un pays européen, et a été expulsé. Un autre,  toujours d’un jeune,  qui  de lui-même en arrivant sur place à vécu une souffrance atroce et une très grande déception de voir les personnes entassées les unes sur les autres , et après un an de séjour, à reçu une proposition pour retourné dans son  pays d’origine avec une aide qui doit lui permettre  de développer un mini job, ce qu’il a accepté et il est retourné dans son village.

J ai voulu savoir par les  maman et aussi les père , qu’est ce qui les poussaient  a participer au départ des jeunes en vendant leurs bijoux ou leur biens pour payer leur passage vers l’Europe à des gens  sans scrupule, sans pitié, sans valeurs, sans respect de l’humain pour embarquer les jeunes  dans des pirogues  de fortune  alors que les convoyeurs  sadique , sans pitié sans cœur ne s’embarque pas dans celles ci et se nourrisse de l’impureté et de la méchanceté, et laissent partir le convois seul !

Pourquoi, pourquoi ? Pourquoi ?

D’un autre côté,  j ai donne la parole aux femmes,  et dans la salle un jeune qui  a eu la chance d’aller en Europe par l’immigration, s’installer, trouver du travail, et a transforme complètement la maison en zinc (ou souvent  case de paille)  par une maison en brique bien confortable avec tout l équipement a la hauteur, (le carrelage, la télé, la parabole et tres  souvent les panneau solaire),  et les jeunes  du village ont vu  la réussite de ce jeune qui a affronté la dureté,  qui  a honoré la famille, les a sortis de la pauvreté.

Et si on la chance d’avoir une  pirogue ou aller avec un pécheur. Mais,  ils n’ont aucune activité si ce n’est que le chommage de tout les jours.

Nous avons fait  une sorte de réunion autour d’un thé avec de jeunes chômeurs, et il en ais sortis qu’il faut que leurs parent leur donne de quoi acheter du pain ou du sucre et cela est insupportable de devoir subir ça toute leur vie. C’est pour cela qu’ils ont developper un slogan qui est BARSA qui veut dire Barcelone ou BARZAC qui veut dire la mort et ce n’est pas un slogan en l’air, c’est une réalité. On arrive à Barcelone ou en Italie ou bien on préfère la mort. On ne peut pas rester à  tourbillonner dans les villages sans rien faire C’est insupportable ! Et si certain jeune on réussi à partir, traverser les difficultés, affronter les vague, et bien nous devons faire pareil.

Et cela me rappel l’initiation qui était des coutumes d’Afrique de prendre les jeunes de les amener dans la foret pour les initier à affronter toutes les difficultés des la vie. Pour mémoire regarder le début du film KOUNTE KINTE (un film sur l’initiation et qui se termine par l’esclavage) et cette situation fait remonter l’histoire, de l’esclavage quand le négrier s’accostait a GORET, les esclaves étaient entassés comme des sardines, traversait  l’océan atlantique et se dirigeait vers les Antilles ou les Etats unis.

Mais aujourd’hui, cet entassement s’organise sous le pied de ces jeunes décidé à partir avec une croyance forte de fuir la pauvreté, la faim et l’indignation. J’avais les trippes a vifs, et je leurs ait dit que tout ensemble allons  essayer de lutter contre cet organisation de départ clandestin, de lutter contre les escrocs qui utilisent  le malheur des gens. Essayer d’arrêter c’est un mot d’une grande prétention,  au moins diminuer ou disseloquer ce concept qui tue beaucoup de jeune venant de l’Afrique. Très souvent des jeunes diplômé, des jeunes avec leurs forces, l’espoir, tout simplement l’espoir. Constater  c’est facile, être sur son canapé et juger c’est facile,  avoir de quoi manger et se demander  pourquoi  ils font ça, c’est facile, parler, c’est facile....   Mais comment faire pour agir ? On a constaté sur place  que contrairement a ce que pense les gens, il ne parte pas pour partir, il parte parce qu’ils  ont faim, car ils n’ont pas un centime en poche, et ne peuvent  pas aider  leurs familles. Ils partent……

Suite à ces constats,  nous avons relevé les souhaits des jeunes et des femmes. Je me suis rendue compte que  le financement du départ très souvent est fait par les femmes.  Et puis, j’ai  constaté que  dans certain village il n’y avait aucune activité économique. Tout ce déroule ailleurs,  et si vous n’avez pas les moyens de vous déplacer la vie devient insupportable. En partant de là, on a décidé de monter un réseau de femme productrice, transformatrice de denrée alimentaire et on a lancé le réseau des jeunes pour le développement des micro-jobs pour atteindre l’autonomisation des jeunes.

Ce qui nous pousse aujourd’hui  après plus de douze mille km de visite de villages, de communes, du Sénégal,  de la Mauritanie, et du Mali en empruntant avions,  bus ou voiture, pirogues, charrettes, moto, nos pieds,  pour essayer avec les populations de commencer des projets portés par les jeunes et les femmes pour tout simplement donner l’espoir réel à réaliser autour de leur projet un début de l’arrêt des départ vers l’immigration clandestine.

Partout ou nous sommes allé,  nous avons donné la parole a la population ou au habitant des villages  ou des communes. Ils ont pu s’exprimer  en détectant les besoins qu’ils avaient dans leurs lieux  d habitation. Ensemble nous avons fait une réunion publique pour constater  les besoins d’intérêt commun et très souvent on s’est rendu compte  des situations de communication rompue entre les familles ou entre les personnes.  Ce qui nous a  pousser  à faire  de la médiation pour permettre de laver le linge sale en famille et de réconcilier toutes les familles autour des projets  car sans communication, sans être tous ensemble le défit sera relevé  qu’en petite partie.

A  ce jour, nous remercions  toutes les femmes du réseau, de tous les villages, de toutes les communes ou nous sommes passés  de nous avoir fait confiance. Une réconciliation totale des femmes et des jeunes qui, sans leur volonté de vouloir aller de l avant,  ne pouvait pas avoir ce résultat positif.

Aujourd’hui,  nous sommes  en train de détourner  l’idée que les femmes participent au départ de leurs enfants à l’immigration au bénéfice de développer l’économie autour d’elles et de leurs propres enfants. Nous tenons à préciser, que beaucoup de parent ne sont pas au courant du départ de leurs fils, et,  a ce jour une bonne partie n’auront plus jamais de nouvelles. Ils recevront un appel leurs annonçant soit l’arrivée, soit la mort de leurs enfants.

 Souvent, les enfants  se cachent pour  trouver par  ses propres moyens la façon de payer des passeurs  pour partir à l immigration dangereuse. De lui permettre de développer une activité génératrice de revenu car partout ou nous sommes passés on nous dit : vous venez voir nos misères ! Vous prenez vos photos et vidéos : Vous nous promettez des choses ! Vous partez et revenez jamais ! ! Ou même d’autres  viennent nous réunir, nous photographier,  nous demander des apports personnel  pour lancer des activités génératrice de revenu et ils disparaissent dans la nature !!  Qui nous dit que vous vous allez venir nous aider,  qu’est ce qui nous dit que vous n’allez pas faire comme les autres ??  Des questions bien  réelles, qui ne nous ont absolument pas offensé  ni décourager.  Notre engagement n’est pas de venir  vous aider, notre engagement   est : Vous et nous,  tous ensemble,  allons relever le défis avec une participation totale et un projet d’autonomisation qui vous permettra d’être autonome, professionnels  et formés.

Le discours était clair  là ou nous sommes passés,  mais  nous pensons qu’ils ont entendu tout autre chose  qui les pousse  toujours à être des assistés.

Pourtant, notre discours  les valorisent, leur donne la liberté d’expression et de travail. Pouvoir répondre a des problématiques sur  leurs lieux de vie,  pouvoir cette fois ci aider leurs enfants a créer leurs emplois individuellement ou en groupe, et  partir sur des actions petites soit elles mais concrètes, visible, palpable qui peuvent grandir ou évoluer dans le temps pour atteindre leurs objectifs de lutter contre la faim, la pauvreté, l’isolement,  pour éviter l’immigration clandestine,  pour éviter les décès qui ravage des familles entière,  et si un jour, ils  souhaitaient  partir a l’immigration, que ca ne soit plus jamais avec des pirogues  de fortune . Laissant derrière eux l’anéantissement d’une catégorie de génération de jeunes qui peuvent participer a l’évolution de leur village, de leur commune, de leur ville ou tout simplement de leur pays.

Après tout ces constats,  les activités de réseau des femmes et le réseau des jeunes se sont lancés avec les moyens qu’ils avaient, petit soit ils. Une fois par semaine selon le jour choisis par chaque groupe de femmes, elles se réunissent en faisant une participation pécunière symbolique ou non,  mais qui nous permet aujourd’hui de financer une femme par semaine pour développer une toute petite activité génératrice de revenus.

Ce concept que l’on a mis en place,  n’est  qu’une formation pratique et  autonome par les femmes en attendant de revenir  vers le réseau des femmes en cherchant des fonds des aides, des subventions, des prêts, tout ce que l’on  peut avoir pour lancer en grandeur nature le développement du réseau des femmes de Miss Oumy A Cœur Ouvert Solidarité Internationale (MOACOSI)  et la même chose pour le réseau des jeunes.

Aujourd’hui  a SOKONE,  MEDINA SANGAKO,  KOSSI,  GORET,  BISCUITERIE,  KAOLAC KAOUNE , TIVAONE PEUL, DAROU KHOUDOSS , DIAM NIANDIO  au  Sénégal,  KAIDI en Mauritanie et KENIERO au MALI profite tous du  concept que l’on a mis en place pour les former naturellement simplement et concrètement sur la gestion et la création des activités  génératrice de revenue et  tout simplement des activités  de l économie sociale et solidaire dont naturellement est la façon de faire des africains. Nous pensons meme que depuis que l Afrique est l Afrique, ils ont toujours naturellement tourné autour de l économie sociale et solidaire. Je pense que ces femmes d afrique ont beaucoup à nous apprendre des rouages et des secrets de la longévité de l’économie sociale et solidaire!! Nous sommes extrêmement content  de voir le développement de cette économie devenir à la mode dans les pays du Nord et  les pays du  Sud peuvent  nous apporter leurs savoir faire.

Tout ce que vous venez de lire, nous pousse aujourd’hui  a nous lancer dans des projets de centre de formation pour les jeunes et pour les femmes. Et à la demande des populations,  un centre de transformation de denrée alimentaire et des outils pour pouvoir transformer assez de nourriture pour les nourrir d’une part et développer des activités  génératrice de revenue d’autre part. Un centre de teinturerie  a  été sollicité par les femmes de KAIDI en plus du centre de formation et de transformation.

A KENIERO,  un centre de formation et de transformation du beurre de Karité dont elles sont producteur (aussi bien les femmes que les jeunes).

Un gros problème a été détecté dans les iles du Saloum  qui sont enclavée  dans un bras de mers, les problèmes de santé et d évacuation et en plus du centre de formation de transformation, nous nous lançons sur un grand projet de bateau hôpital.

Aujourd’hui, nous pensons que la motivation des départs  a l’immigration  est tout simplement justifié car la personne n’a aucunes autres  activités, pas assez de nourriture pas assez de santé, pas d espoir, ça sera extrêmement difficile de retenir cette jeunesse africaine qui pense a l’ELDORADO avec le slogan Partir ou Mourir ! Si on ne se mobilise pas autour de cette problématique,  qui hélas,  prend de l’ampleur d’année en année, si on ne fait rien, se sera extrêmement difficile d empêcher l’exode rurale ou  carrément l’exode nationale des pays du nord.

Si on ne prend pas le problème a la racine. Si on ne se mobilise pas avec beaucoup de simplification à aider les associations ou les ONG qui peuvent accéder là ou se situe  le problème, aucun résultats ne peut être espérer dans la totalité de ce phénomène. Il est temps  de travailler en partenariat avec les ressortissants de ce pays engagé qui connaissent très bien les problèmes du nord et les problèmes du sud et qui ont accès directe a la racine du problème. Nous ne disons pas que ce ne sera pas possible, mais le problème restera  difficile  à  résoudre.

Il est temps que les pays du Nord concernés par le problème  d’immigration clandestine, la communauté européenne, l’Etat, d’utiliser ces ressources existante dans leur pays, leur ville et leur commune. De valoriser ces ressources humaines  réelles  et directement concernées  et qui pourront participer a résoudre ce problème sans exclure toutes les autres institutions ONG,  organisations, et quiconque veut participer  pour que tous ensemble avec une simplification réelle de l acceptation des dossiers arriveront à  développer l’économie auprès de  ces personnes. Agir concrètement, simplement et surement.

L’ONG par ces propres moyens est engagée depuis des années à sillonner ces partis pour comprendre et agir. Il est temps d’attirer  l’attention sur l étude qui a été mené par cette association. Nous sommes ouvert pour toute proposition ou une participation des associations, des fondations, de l état ou toutes personnes ou institutions concernées à travailler ensemble concrètement  selon  notre slogan « Parlons moins et agissons plus ».

Sur  les documentaires  animaliers,  on a toujours observé que  l’animal  qui a faim et soif, fait tomber toutes les barrières pour  arriver à boire et a  manger.

Beaucoup de parole, mais le constat est fait. Il faudra réagir pour que ça aille directement à la racine du  problème.