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NOS ENGAGEMENTS

A l'international

Ras-le-bol de voir, à travers les informations télévisées, des centaines de jeunes immigrés empruntant des pirogues de fortune . Très souvent avec peu d’eau et de nourriture, ils traversent l’Océan Atlantique pour finalement mourir, avant d’atteindre le milieu du chemin tandis que d’autres rejoignent les abords des rivages pour garder leur repère afin de se diriger vers l’Europe.
Parmi eux : des femmes, des jeunes, mais aussi des mères de famille avec leurs bébés …

Certains disent, qu’ils n’ont aucune expérience pour venir en Europe et qu’il suffit de suivre
les étoiles pour arriver à destination. Beaucoup parmi eux sont confrontés à des impasses toutes aussi cruelles les unes que les autres. C’est sans appel ! des corps flottant dans l’eau,
des « rescapés en sursis » torturés, vendus, refoulés (succombant aux dures lois du désert), tués, violés, enceintés, servant d’otages et d’esclaves par certains pays « AFRICAINS » frontaliers de l’Europe.
Quant aux plus tenaces, ils sont abattus comme des animaux sur des barrières extrêmement hautes et dangereuses aux portes des frontières jouxtant les pays de l’Europe.

L’image que l’on garde tristement, ce sont tous ces cercueils empilés dans lesquels des corps non identifiés de bébés, de femmes enceintes, de jeunes… un voyage sordide, sans espoir de retour.

Une souffrance sans nom, ces cris d’alarme, pluies de larmes tombant et ruisselant
sur ma poitrine, me rongeant le cœur, les tripes et mon esprit, pendant des années et des années
je me suis posée la question : Étant française d’origine africaine, je me suis demandée, avec nos maigres moyens, ce qu’ensemble nous pourrions faire. « Mais pourquoi les gens partent prêts à braver tous les dangers au péril de leur vie ? Pourquoi maintenant, plus que jamais ? » Des questions, encore et toujours … 

Face à une telle douleur et tant d’incompréhension, j’ai pris la décision de retourner en Afrique pour comprendre ce fléau qui décime chaque jour davantage sans aucune accalmie.
Ce phénomène ne s’arrête plus aux villes côtières et a des ramifications dans tout le continent.
Je m’en suis ouvert à des amis et nombre d’entre eux se joignent à moi pour relever ce défi.

On a été sur le terrain, on a sillonné les villes où les départs à l’immigration ont eu lieu,
dans les îles du Saloum qui sont une enclave de l’Océan Atlantique formant un bras de mer
et qui constitue des centaines d’autres îles.

 

On a écouté, questionné, entendu, partout où nous sommes allés : on a constaté que des familles avaient été anéanties tout simplement.Dans une famille, six jeunes qui partaient en immigration clandestine sont décédés.
On a eu le témoignage d’un jeune rescapé qui nous expliquait, qu’après avoir épuisé la nourriture et le peu d’eau qu’il avait pu embarquer, comment les personnes se comportaient face
à cette évidente pénurie, forcément fatale : une inimaginable atrocité et un irrespect
entre eux d’une effroyable virulence ( je vous épargne les détails sordides ).

Autre témoignage reçu : celui d’une personne qui a été jusque dans un pays européen pour y être ensuite expulsé. Et enfin, celui d’un jeune qui, de lui-même en arrivant sur place, a vécu
une maltraitance sans borne suivie d’une très grande déception de voir des personnes entassées
les unes sur les autres. Après un an de séjour, il a reçu une proposition pour retourner
dans son pays d’origine, avec une aide qui devait lui permettre de développer un mini-job,
ce qu’il a accepté et il est retourné dans son village.
J’ai voulu savoir, au travers des mamans et aussi des papas, ce qui les amenaient à participer au départ de leurs enfants, en vendant leurs biens pour payer leur départ vers l’Europe à des gens sans scrupules, sans pitié, sans valeurs, sans respect de l’humain afin qu’ils embarquent dans des pirogues de fortune.

Nous avons rencontré beaucoup de familles et le constat est amère car elles ne pourrons jamais faire leur deuil, sans corps et sans nouvelles.
Suite aux voyages et d’échanges avec les populations et les  autorités, que l’association Miss Oumy à Cœur Ouvert Solidarité Internationale (M.O.A.C.O.S.I) a mis en place un réseau de femmes et de jeunes dans trois pays:

SENEGAL: Diamniadio, Sokone, Medina sankhago, Kossy, Darou khoudoss, Tivaoune peulh, Mbouloum, commune de Diossong, Ndiourbel serere, Keur Mor Khoradjia, Dague neup, Niasséne, Fatick, Kaolack, Khaone, Sara yoba à Kolda et Tambacounda

MAURITANIE: Kaédi

MALI: Kéniéro

GAMBIE: Sérécounda

Pour lutter contre le départ des jeunes à l’immigration clandestine et dangereuse par les pirogues vers l’Europe, l’ONG M.O.A.C.O.S.I a mis en place un réseau de 7000 jeunes et 9000 femmes pour les accompagner dans  le développements de l’économie sociale et solidaire de leurs localités.

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